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Le SaaS, une révolution en marche

Dans cet épisode, Olivier Helterlin Directeur Général et Mathieu Schmitt spécialiste PLM, nous apportent leur vision sur le « Software as a Service » (SaaS), une solution novatrice à destination des entreprises industrielles. Ensemble, ils nous éclairent sur les enjeux et les bénéfices de cette migration reposant sur le Cloud.

Episode 5 avec Olivier Helterlin et Mathieu Schmitt

Le SaaS, une révolution en marche


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Transcription du podcast

Introduction

Aujourd'hui, je reçois Olivier Helterlin, directeur général de PTC France, et Mathieu Schmitt, spécialiste PLM chez PTC, pour parler d'un sujet qui a révolutionné un bon nombre de secteurs, et pas seulement l'industrie : le SaaS.

Qu'est-ce que c'est le SaaS ?

En deux mots, le Software as a service, c'est l'offre en ligne d'un ensemble de services correspondant à des solutions logicielles et correspondant aux besoins des utilisateurs. Ça veut dire accessible directement, moyennant un abonnement en ligne sur une plateforme sécurisée.

En quoi le SaaS est révolutionnaire ?

La première chose, c'est qu'on est dans une société qui est dans un monde de services, que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises. Ce qui veut dire accéder de manière simple aux services et à la solution dont on a besoin dans le monde de l'entreprise. On a plein d'exemples aujourd'hui. Le CRM, avec sa force dans le monde de la finance, des RH donc plus dans le monde de l'ERP, de solutions qui sont accessibles en ligne sans avoir à faire un investissement préalable.

L'entreprise paye en fonction de sa consommation, donc de son nombre d'utilisateurs et des services auxquels elle accède. Au final, pour l'utilisateur, c'est des solutions évolutives constamment à la pointe, vu qu'ils vont utiliser la dernière version de la solution mise à jour automatiquement, sans besoin de grands projets de mise à jour, de mise à niveau dans la dernière version et donc pas d'investissement pour démarrer et encore moins d'investissement hardware dans les moyens de stockage, de maintenance dans les serveurs qui permettent de faire tourner cette solution. Au fond, c'est l'éclosion d'un monde du service et de la fonctionnalité où l'offre s'adapte aux besoins réels des utilisateurs avec des tas d'exemples qu'on a dans la vie quotidienne pour le streaming, des vidéos, des films, des musiques ou les voitures qui sont de plus en plus en leasing plutôt qu'en achat. Dans le SaaS comme dans cette économie de l'usage, on voit disparaître du coup, la première chose, c'est la charge pour l'utilisateur. Comment je maintiens ma solution. Je dois sans arrêt m'assurer que je mets en œuvre les moyens pour la faire tourner de manière satisfaisante pour l'utilisateur, mais aussi pour la sécuriser. On va laisser le prestataire de service faire ce travail et on va mettre en œuvre les compétences pour se focaliser sur notre cœur de métier, ce service en ligne va être fait par un professionnel pour le bénéfice de tous les utilisateurs, quelle que soit leur taille.

Pourquoi est-ce que cette révolution intervient maintenant ?

C'est une révolution qui est en route depuis une dizaine d'années. En 2010, le SaaS représentait une vente de logiciels sur dix, en 2020, quatre sur dix. Et aujourd'hui, on estime que ça va être 60 à 70 %, voire 80 % des ventes de logiciels qui vont être opérées en SaaS. Nous, PTC, travaillons en cloud depuis dix ans, c'est à dire que depuis dix ans, on offre à nos clients la possibilité d'héberger leur système et de l'opérer pour eux. Donc ça veut dire qu'on fournit le hardware en ligne, l'accès en ligne et qu'on fournit des services de maintenance. Par contre, c'est un environnement qui leur est propre. Donc on va juste externaliser la peine, si je puis dire, de développer et de maintenir son propre environnement. Là, avec le SaaS, on accède à un service mutualisé avec les mêmes fonctionnalités pour tout le monde, configurable et paramétrable pour chaque utilisateur, chaque entreprise. Mais on va accéder à la même solution en ligne, donc ça s'inscrit dans la logique naturelle de ce qui est fait depuis dix ans par rapport à une société comme PTC. Et c'est cependant une différence fondamentale parce qu'aujourd'hui on va revisiter les fonctionnalités des logiciels de PTC sous forme de services pour l'utilisateur. Donc on va repartir du besoin de l'utilisateur au lieu de de simplement offrir sur un cloud manager l'ensemble des fonctionnalités qui existaient auparavant dans nos différentes solutions. Donc ça va encore les améliorer et leur donner plus de cohérence par rapport aux besoins de l'utilisateur. Évidemment, ce qui a aussi accéléré sa transition, c'est la capacité et la rapidité des réseaux, la 5G par exemple, l'accessibilité sur l'ensemble des terminaux, la démultiplication des terminaux, les terminaux légers de type tablette et la flexibilité du travail qui exige que n'importe quel utilisateur, n'importe où dans le monde, qu'il soit chez lui ou au bureau, accède à la même solution et à la même source de données.

Comment est-ce que ça marche une solution SaaS ? Et à quoi ça ressemble pour l'utilisateur final ?

Pour l'utilisateur final, c'est comme se connecter à une application en ligne il faut un navigateur web, juste accéder à la bonne URL, en ayant un identifiant et un compte configuré. Donc on va retrouver une interface web qui est celle des solutions que les utilisateurs connaissent, installés sur leurs propres systèmes. Le client profite alors des services en fonction de ses besoins, des services auxquels il s’est abonné. Et ça va être beaucoup plus simple et intuitif. On va également dans ce système SaaS assurer que les données sont bien transportées d'une solution à l'autre, de manière transparente pour l'utilisateur, puisqu'il va y avoir accès en fonction des services auxquels il s'est abonné. Côté client, c'est évidemment une gestion beaucoup plus simplifiée. On n'a plus à s'occuper de l'infrastructure et de la maintenance plus simple, plus visible, avec une plus grande élasticité. Puisqu'on peut rajouter ou enlever des abonnements en fonction des effectifs, faire converger également des partenaires externes sur la même solution pour pouvoir designer des solutions ensemble. Et c'est dans la logique de l'industrie telle qu'elle est aujourd'hui qui se tourne de plus en plus vers le SaaS, vu que le SaaS démontre des capacités à sécuriser ce système plus qu'on ne peut le faire en tant qu'industriel sur ses propres serveurs et également à sécuriser les données qui vont avec ce système-là.

D'accord, donc c'est un peu comme configurer un compte Gmail. Je le fais en ligne, je paramètre quelques données et puis c'est très simple en fait.

C’est ça, ça correspond à une tâche aussi simple que de configurer un compte sur une application en ligne. Le tout en s'appuyant sur le contrat d'abonnement que l'entreprise a signé et la personne qui le gère dans cette société-là. Mais en termes d'action, il n’y a aucune technique.

Quels sont, selon vous, les secteurs les plus avancés qui ont poussé le plus loin leur réflexion sur le SaaS ?

Alors le constat qu'on a fait, c'est que les pionniers sont des industries nouvelles, du type de celles qui sous-traitent un maximum de choses, donc des gens qui sont partis avec une idée précise de ce qu'ils voulaient mettre sur le marché. Ils sous-traitent le bureau d'études, le design, le manufacturing, et vont se concentrer sur le marketing, la mise sur le marché, le commerce, la finance. Donc vraiment le cœur des fonctions de l'entreprise et qui du coup ont besoin de partager toutes les données du produit avec des partenaires sécurisés externes.

On va maintenant s'intéresser aux bénéfices de cette mutation vers le SaaS, pour les industriels en particulier en prenant l'exemple du PLM. Peut-être que Mathieu, vous pouvez expliquer à nos auditeurs le principe du PLM.

Oui alors le PLM c'est vraiment un outil qui va nous permettre de gérer le cycle de vie produit, donc de définir les exigences et pourquoi ce produit va être fait, le concevoir au travers d'outils 3D par exemple, définir la manière dont il va être structuré, quels sont les composants qui vont y être inclus, savoir comment on va le produire dans les ateliers et également, une fois produit, en assurer la maintenance et savoir comment le recycler à la fin de sa vie. Prendre l'exemple du PLM dans le cadre du SaaS c'est vraiment une très bonne idée puisque c'est un composant central pour nos industriels. C'est sur cet outil là que la digitalisation va vraiment être mise en place puisque c'est une base de données centralisée. L'idée du PLM, c'est de donner accès à une donnée toujours à jour et aux utilisateurs, quel que soit leur rôle. Et c'est un élément vraiment central de cette continuité numérique, puisqu’elle va permettre d'assurer une traçabilité complète depuis la conception jusqu'à la production. Donc, dans le cadre, par exemple, d'une modification d'un élément au niveau de la conception, cette modification-là va pouvoir être finalement répercutée et propagée à toutes les étapes de la vie du produit pour qu'il y ait une traçabilité complète et qu'on puisse vraiment justifier pourquoi une modification a été faite ou pas.

Ce qu'il faut savoir, c'est que le PLM vient du PDM qui lui était un outil qui était vraiment dédié au bureau d'études, donc vraiment aux dessinateurs lors de la conception et qui présentait aux utilisateurs de différentes manières, en fonction des rôles des utilisateurs, grâce à des dashboard dédiés et qui vont permettre pour une seule et même donnée d'avoir, un dashboard dédié au service des achats et un autre dashboard dédié au service marketing. Et cela va permettre à des utilisateurs, même non experts du PLM, d'accéder à des données qui sont très importantes pour l'entreprise. Ça va permettre également aux utilisateurs d'accéder à des données qui leur sont propres, par exemple un document juridique pour les juristes ou alors un dessin pour un concepteur 3D. Vraiment, l'idée, c'est l'accessibilité, d'avoir un outil central, le PLM pour tous et même pour ceux qui ne l'utilisaient pas avant.

Et avec le SaaS, comment le PLM a évolué chez les industriels ?

Le SaaS, en fait, ça a permis d'aller plus vite, d'accélérer la mise en place plus rapide des solutions de PLM grâce à plusieurs biais. Le premier, ça va être la mise en place des différentes solutions, des modules, des solutions PLM qui, au lieu d'être installées au fur et à mesure des besoins, vont arriver déjà complètes et vont être configurées en fonction des rôles des utilisateurs. Le deuxième point, c'est qu’on profite de l'historique et des versions précédentes, non-SaaS et ça va permettre d'avoir des fonctionnalités préconfigurées qui vont pouvoir être utilisées telles quelles par les industriels. Ce qui est intéressant également, c'est que dorénavant, dans les solutions SaaS, ces solutions sont directement opérées par les équipes de recherche et développement des éditeurs et il va donc y avoir un lien plus direct entre l'utilisateur final et l'éditeur de logiciels. Ce qui est intéressant également, comme l'avait précisé Olivier, c'est la gestion de l'infrastructure qui va être vraiment complètement déportée à côté de l'éditeur et pour lequel ce sera complètement transparent pour les clients et les industriels. Un autre point très important et qui est vraiment plébiscité par nos clients, c'est la montée en version des applications puisque comme l'a dit Olivier, le but c'est d'être sur la dernière version des solutions et de pouvoir profiter des dernières innovations, d'être toujours à la pointe.

Et cela est permis par le SaaS puisque c'est l'éditeur qui va vraiment se préoccuper de ses montées en version et qui va offrir finalement de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs finaux sans aucune interruption de service, et ce de manière vraiment transparente pour nos clients industriels. C'est un projet de montée en version. Ce sont des projets qui peuvent être longs et qui en général obligent ces industriels à mobiliser beaucoup de personnes, d'utilisateurs finaux qui ont forcément moins de disponibilité que des gens dédiés et pour qui leur métier, c'est vraiment de faire cette montée en version.

Ce qui est intéressant aussi dans ces montées en version, c'est qu'il y a une procédure qui est déjà prédéfinie dans ces applications SaaS et il y a différentes étapes qui doivent être respectées pour que le service rendu aux utilisateurs soit le meilleur possible.

Vous avez évoqué l'implémentation plus rapide et la montée en version simplifiée, et en termes d’IT qu'est-ce que ça représente ?

Ce qui est intéressant, c'est que les risques liés à l'IT (infrastructure informatique) disparaissent complètement pour nos clients industriels et ces activités-là sont vraiment prises en charge complètement par l'éditeur et c'est quelque chose qui devient complètement transparent pour nos clients et ils ont juste à utiliser un outil qui est là et qui va marcher grâce au travail qui est fait en arrière-plan par l'éditeur de logiciel.

Est-ce qu'il y a un risque plus important de cybersécurité avec le SaaS ?

Non. J'ai envie de dire finalement que c'est le contraire puisqu'on va avoir l'ensemble des infrastructures qui vont être mutualisées pour tous nos clients et on va s'assurer que toutes ces infrastructures sont protégées. On va faire l'objet d'audits très fréquents et on nous en tous cas chez PTC. On a un ensemble de certifications qui nous permettent d'assurer aux clients que la cybersécurité et le niveau de sécurité appliqué est au plus haut pour protéger leurs données et leurs applications. On est bien conscient et c'est une problématique très forte chez nous, chez nos clients. Cette notion de cybersécurité et d'attaques qui peuvent arriver malheureusement chez certains de nos industriels.

Comment est-ce que ça transforme la façon de travailler et de produire des industriels ?

Alors les clients industriels, grâce aux SaaS, vont faire preuve d'une plus grande flexibilité et d'une plus grande vélocité puisque c'est vraiment la philosophie intrinsèque. C'est, comme l'a dit Olivier, la possibilité de déclarer un nouvel utilisateur très rapidement. Il a accès directement à l'application. Il a directement accès aux fonctionnalités qui lui ont été configurées en fonction de son rôle. Et ça permet vraiment aux industriels d'avoir une capacité à innover et à essayer beaucoup plus de nouvelles choses, et ce, plus rapidement. C'est aussi finalement, mais c'est un peu dans l'air du temps, un changement de paradigme comme ça a été dit précédemment. On est vraiment dans une idée de mise à disposition d'un service et de pouvoir profiter au plus vite de ce service et de la manière la plus performante possible et de l'utiliser au maximum. Ça permet également à nos industriels qui parfois ont des sites qui sont disséminés un peu partout dans le monde, d'avoir accès à un moyen de collaboration beaucoup plus important puisque l'application est accessible depuis n'importe où dans le monde directement via un navigateur web. Et ça permet vraiment un partage d'une seule et même donnée, et que tous les utilisateurs travaillent sur la même donnée qui sera toujours la dernière à jour et donc il n'y aura plus de risque d'utilisation de versions, ce qu'on appelle des versions. Mais on a envie d'utiliser toujours la même donnée, quel que soit l'utilisateur, et l'endroit d’où il travaille.

Est-ce que cette collaboration, elle peut s'étendre au-delà des frontières de l'entreprise ?

Alors oui, en effet, ça va permettre de donner accès à des acteurs externes, aux données de nos industriels et voir même de permettre à ces acteurs de travailler dans les systèmes des industriels pour permettre une collaboration parallèle et donc un temps de projet réduit d'autant puisque tout le monde travaille, même les acteurs externes, sur les mêmes données.

Justement, l'industrie est face à un immense défi aujourd'hui, organiser simultanément la relance et la décarbonation de son activité, ça demande de grande capacité d'adaptation pour les entreprises. Vous pensez que ce changement de modèle vers le SaaS peut faire la différence ?

Oui, et c'est vrai qu'il y a de gros objectifs, au nombre de deux. Le premier, ça va être vraiment de diviser nos émissions industrielles par deux en dix ans. Et ainsi, deuxième objectif, d'atteindre la neutralité en 2050. Pour ce faire, on va avoir plusieurs leviers. Le premier levier, ça va être vraiment la sobriété. Deuxième réinventer nos modes de production, être moins consommateur de ressources pour finalement mieux produire et également produire des biens qui auront moins d'impact sur l'environnement. Donc par exemple des véhicules plus propres et plus la transition sera rapide et plus elle sera efficace. Et quand on parle de rapidité, forcément, le SaaS peut aider à aller plus vite et à améliorer l'empreinte carbone de nos industriels.

Est-ce que vous auriez un exemple d'un client qui a eu recours au SaaS ? Et ce que ça leur a apporté ?

Chez PTC, on a un exemple d'un de nos clients : Cellcentric, qui a fait un constat très simple. Les poids lourds, qui représentent un quart des véhicules sur la route et émettent 22% des émissions globales qui sont liées au transport. Le vrai problème, si on veut éviter cela et aller vers les véhicules électriques, ce sont les batteries, les batteries classiques sont trop lourdes d'autant sur des poids lourds. Et donc là, Cellcentric qui est une joint-venture entre Volvo et Daimler travaille sur une technologie innovante qui sont les piles à combustible pour les camions, donc à base d'hydrogène. Et donc pour cette joint-venture, il y avait réellement un besoin de mettre en place rapidement un environnement PLM pour permettre de commencer très vite les activités. Cela a été permis grâce au SaaS avec la mise en place rapide d'un système qui est ouvert, qui est évolutif et qui permet également une collaboration entre les différentes entreprises composant cette joint-venture. La mise en place de cette solution a pris un an de moins que si elle avait été mise en place de manière traditionnelle et s'il avait fallu vraiment développer l'architecture en interne de Cellcentric. Et ça a permis également d'accélérer la maturité et l'adoption des produits.

Le dernier point qu'on a déjà discuté et qui est vraiment inhérent au SaaS, c'est l'élasticité qui va permettre à l'environnement et à l'infrastructure informatique d'évoluer avec la croissance de l'entreprise. Donc aucun besoin au niveau infrastructure d'installer de nouveaux serveurs ou de mettre en place de nouvelles choses. C'est vraiment l'application en mode SaaS, qui va s'adapter aux besoins de nos clients. Donc pour résumer, l'industrie, pour arriver à relever ce défi, c'est un double défi, de relance et de décarbonation, elle a besoin d'éléments qui sont la flexibilité, la rapidité mais également la possibilité de tester de nouveaux modèles de nouveaux produits, de nouvelles variantes de produits. Et c'est là où le SaaS apporte vraiment une plus-value très importante à nos industriels.

Olivier, on voit que le SaaS, c'est un modèle auquel vous croyez beaucoup. Est ce qu'il y a des réticences ou des craintes auprès de vos clients ?

Oui, bien sûr. Il y a beaucoup de points qui requièrent des explications et de sécuriser nos clients en trois catégories. Généralement, la première, la plus importante, c'est la sécurité. Donc, comme l'a dit Mathieu auparavant, PTC va aller chercher l'ensemble des certifications qu'on peut imaginer dans ce métier du SaaS. On va aussi dans notre roadmap qui est devant nous, les proposer aux clients qui le souhaitent. La connectivité d'autres SaaS sur des plateformes de cloud souverain. Pour ceux qui veulent aller jusqu'à ce niveau de sécurité et également pour tous les clients, l'hébergement des données dans la région où ils le souhaitent. La deuxième catégorie, c'est le niveau de configuration. Donc, il existe toujours un certain niveau de personnalisation, configuration et customisation légère de l'application en ligne.

Est ce qu'on ne va pas pouvoir accepter ? Évidemment, c'est les customisation lourdes qui touchent au code source. Sinon ce n'est plus l'application en ligne partagée qu'on expliquait au travers du software as a service. Et la troisième, c'est l'ouverture et la connectivité. Ça, c'est en effet très important si on se projette dans l'avenir, on peut imaginer qu'aujourd'hui tout le portefeuille de PTC, CAD, PLM, ALM de gestion des exigences, des tests et des validations au service à travers donc la gestion de la garantie et de la maintenance et service manufacturing, donc optimisation de la production et du manuel soit disponible comme un bouquet de services en ligne où les applications d'aujourd'hui vont commencer à être gommées. Petit à petit, on va se rapprocher au plus près du besoin de l'utilisateur, avec potentiellement des fonctionnalités de Windchill qui vont se recouper avec des fonctionnalités de Codebeamer par exemple. Pour autant, on ne va jamais exiger qu'un client positionne tout son parc à l'intérieur pour qu’il corresponde à tous ses besoins fonctionnels sur la plateforme SaaS de PTC.

Donc un des liens majeurs, une des fonctionnalités transverses majeures de ces solutions, c'est un bus de données qui va connecter l'ensemble de ces solutions sur la SaaS PTC, mais également avec l'externe. Donc, que ce soient des solutions ERP ou des solutions tierces de CAD ou de gestion de l’ALM, donc des exigences par exemple. Donc on veut rester un environnement extrêmement ouvert pour rendre un maximum de services à nos clients.

C'est quoi la suite pour PTC ? Comment est-ce que vous imaginez le futur de l'industrie avec le SaaS ?

Déjà la suite pour PTC, notre ambition, c'est de devenir le Salesforce de la gestion du cycle de vie produit, du design jusqu'aux services en passant par le manufacturing. Qu'un client puisse accéder facilement à notre plateforme de services en fonction de ses besoins avec le niveau de configuration dont il a besoin. Mais on est conscient qu'on a encore trois ans de travaux pour arriver à ce niveau de maturité. C'est quelque chose qui est partagé avec nos clients, donc qu'aujourd'hui on met sur le marché des produits qui sont arrivés à un niveau de maturité suffisant pour être accessibles. Et l'avenir pour nos clients, c'est du coup d'avoir l'opportunité de se concentrer sur leur cœur de métier et non plus sur des fonctions. Côté IT, de se concentrer sur la stratégie informatique et l'évolution des applications plutôt que sur leur exploitation et leur maintenance.

La vocation d'une telle transformation, c'est d'apporter de plus en plus de valeur à nos clients sous forme de solutions qui, encore une fois, sont du coup émergent de logiciels existants pour apporter la meilleure réponse à un utilisateur donné dans une entreprise, un vertical donné, de rester dans un environnement ouvert et de permettre aux entreprises d'accélérer leur développement. Donc ouverture et entreprise étendue sont vraiment les deux mots clés. Également la possibilité finalement pour les entreprises de se recentrer sur leurs métiers.

Remerciements

Merci Olivier et merci Mathieu d'avoir partagé votre vision et votre analyse des enjeux du SaaS dans l'industrie. On se retrouve très vite pour un prochain épisode. Vous pouvez partager ce podcast et vous abonner sur votre application de podcast préféré. A très vite.

Les invités de l'épisode

Olivier HELTERLIN - PDG de PTC France, Benelux et Suisse francophone

Diplômé de Toulouse Business School et titulaire d’un master en Management des systèmes d’information, Olivier Helterlin est PDG de PTC France. Il a commencé sa carrière chez Ernst & Young avant de rejoindre Capgemini où il occupe différents postes. En 2011, il rejoint PTC au poste de Senior Director Services pour le marché A&D. Il est promu en juin 2015 Vice-Président Services pour la France, puis en 2016 ses responsabilités s’étendent à l’Europe de l’Ouest, l’Inde et aux pays émergents. Depuis janvier 2019, il gére la stratégie des ventes pour la France, le Benelux et la Suisse.

Mathieu Schmitt, consultant en solutions PLM

Mathieu commence sa carrière au sein d’une société de services où il découvre Windchill et son implémentation. Il saisit ensuite l’opportunité d’intégrer en 2005 l’éditeur de cet outil PLM : PTC. Il occupe ainsi plusieurs postes dans le département services et travaille en grande partie pour des clients A&D. Il quitte PTC en 2014 afin de devenir le responsable des applications Windchill de Safran Electrical & Power et apporter son expertise PLM. Il revient chez PTC en 2020 pour intégrer l’équipe avant-vente pour la France, le Benelux et la Suisse