Aérospatiale & Défense : et maintenant, comment passer à plus grande échelle sur les projets de réalité augmentée ?

Écrit par: Marc Bringuier
1/31/2023

Temps de lecture: 4 min.

L’aérospatiale et la défense ont toujours été des secteurs innovants. La sensibilité des informations, la précision des processus et les enjeux de sécurité justifient les investissements considérables consentis. Des investissements qui ont permis l’éclosion de projets pilotes concluants notamment sur l’usage de la réalité augmentée ! Mais ensuite, comment faire pour les déployer à plus grande échelle ?

Un secteur sensible en pleine transformation

Les acteurs du secteur font face à des enjeux de transformation (décarbonation, crise de l’aéronautique civile) dans un contexte économique qui reste dynamique (volonté de renforcer les capacités de défense, nouveaux modèles expérimentés par le secteur spatial) :

  • Le budget de la mission Défense en France est en hausse de 4,3 en 2022, s’établissant à plus de 40 milliards d’euros.
  • Le nombre de lancement de satellites l’année passée était en croissance de 29%.
  • Le backlog d’Airbus en 2022 compte plus de 7 000 appareils.

Cette dynamique, couplée aux enjeux de transformation a poussé les industriels à renouveler leurs investissements pour cibler les technologies de l’industrie 4.0. A titre d’exemple, sur la seule Réalité Augmentée, les dépenses devraient être multipliées par 18x sur les trois prochaines années et atteindre 48 milliards de dollars en 2025.

Des projets pilotes concluants !

Les projets-pilotes sur la réalité mixte ne sont pas si jeunes : Airbus travaille sur ce sujet depuis la fin des années 1990 et les usages n’ont décollé qu’à partir de 2015. Le CNES déclarait déjà il y a 3 ans vérifier la conformité de certains assemblages grâce à la Réalité Augmentée. Et l’armée elle aussi s’appuie sur la RA pour faire évoluer la MRR (Maintenance/Réparation/Révision) de ses équipements. En quelques années, tous les acteurs du secteur ont pu évaluer le potentiel de technologie RA.

Les bénéfices sont identifiés, les méthodes aussi, mais les problématiques liées à la sensibilité et à la sécurité des informations freinent le passage à l’échelle la plupart du temps.

Pourquoi ça bloque ?

Le problème, c’est que même si ces projets pilotes sont concluants, ils sont peu réplicables. Chaque site, chaque maillon de la chaîne de valeur, et chaque pays a ses propres contraintes légales et règlementaires d’une part. D’autre part, les sites ont souvent une connectivité dégradée pour des raisons de sécurité et le recours au Cloud n’est pas une option… même si le secteur commence à s’y ouvrir.

Conséquence ? Les entreprises constatent une baisse de la performance lors du déploiement de leurs solutions et elles peinent à dupliquer leurs projets RA (entre autres). Elles abandonnent certaines innovations prometteuses ou bien se contentent d’initiatives locales, avec un impact réduit.

Mais le passage à l’échelle n’est pas uniquement une question de technologie ou de cas d’usages. Il faut aussi penser aux collaborateurs qui utiliseront ces outils sur les sites. De fait, les éditeurs qui se démarquent sont ceux qui ont su développer des solutions des applications RA intuitives et faciles à utiliser. Ceux qui intègrent la composante humaine dès la phase de développement de leurs projets.

Comment augmenter le taux de succès lors du passage à l’échelle ?

  • Privilégier le cas d’usage à la technologie

Côté client et côté offreur de solutions, le point de départ doit rester le cas d’usage. Le portefeuille de solutions est davantage un « couteau suisse » au service du cas d’usage. Son rôle est de s’adapter à l’environnement. Les contraintes sont trop importantes pour espérer déployer une solution présente sur l’étagère telle qu’elle est. C’est la seule approche qui permet de lever les barrières technologiques.

  • Aller au-delà des idées reçues sur la réalité augmentée

La RA est déclinable sous des formes multiples et elle est activable dans des environnements avec une connectivité contrainte :

  • Les opérateurs n’ont pas besoin d’avoir un asset 3D pour avoir une expérience de RA. Une simple représentation digitale de l’aire scannée avec un téléphone offre, par exemple, des applications concrètes.
  • Certaines solutions d’assistance à distance sont mobilisables avec une bande passante 2G/Edge.
  • Et la RA n’a même pas besoin d’être connectée. Une notice embarquée sur un terminal permet d’opérer la solution sans aucune connexion.

En partant d’une application précise, les experts peuvent déployer des solutions adaptées à tous les environnements et faire face aux contraintes du secteur. Échangez dès aujourd’hui avec nos experts pour découvrir nos solutions et entamer votre transformation digitale. Passez à l’usine 4.0 !

Aérospatiale & Défense : les obstacles à lever pour exploiter tout le potentiel de la réalité augmentée

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Tags: Réalité augmentée Transformation numérique Aérospatiale et Défense Transformation numérique Industrie 4.0

À propos de l’auteur

Marc Bringuier

Diplômé de Kedge Business School, Marc Bringuier a commencé sa carrière dans le marketing et la communication avant d’intégrer le monde informatique en 2008 pour ne plus le quitter.

Passionné de nouvelles technologies, Marc Bringuier a travaillé plusieurs années avec Microsoft à l’évangélisation d’HoloLens sur le marché Européen. Il a rejoint les équipes de PTC en avril de 2019. Aujourd’hui en tant que directeur réalité augmentée, il continue de travailler au quotidien avec de nombreuses entreprises pour les aider à déployer avec succès leurs projets de réalité augmentée.